Aumônier du centre hospitalier de Sens depuis septembre 2007, Mme Sylvette Meyblume nous dit sa mission auprès des malades et des personnes âgées à l’hôpital ou en résidence.
Bonjour Sylvette : pourriez-vous nous dire quelques mots sur vous ?
Je suis mariée, veuve depuis treizeans et j’ai deux enfants. Native deGron, je suis heureuse de revenir surSens pour ma retraite après 40 anspassés à Paris.
Comment êtes-vous devenue aumônierde l’hôpital de Sens ?
À Paris, j’ai fait partie d’une équiped’aumônerie dans une maison deretraite. Cela m’a beaucoup apportéet j’ai souhaité continuer ici.C’est Mgr Patenôtre qui m’a nommée, en accord avec M. Gex, directeurdu centre hospitalier. J’ai reçu une lettre de mission pour l’hôpital et les maisons de retraite.
Cela représente beaucoup de monde :comment êtes-vous organisée ?
Je ne suis pas seule ! Je travaille avec une équipe de sept personnes et un prêtre accompagnateur : le pèreChristophe Champenois. Il intervient à la demande des malades pour célébrer la messe et les sacrements. Les bénévoles de l’équipe font des visites et portent la communion aux malades qui le souhaitent. L’une d’entre elles est chargée de la communication et organise les réunions. En effet, tous les deux mois, nous faisons le point sur ce que nous vivons tous les deux mois : c’est l’occasion de nous redire quelle est notre mission et de porter les malades dans notre prière.
Quelles sont les demandes des maladesque vous rencontrez ?
Souvent les familles font appel à l’aumônier lorsque le malade est en fin de vie. Ils se souviennent tout à coup que la “mamie” avait toujours son chapelet sur sa table de nuit... Il faut alors faire venir un prêtre pour donner le sacrement des malades. Hélas, la famille est rarement présente à ce moment-là. Certaines personnes demandent à recevoir la communion, d’autres veulent être réconfortés par une présence d’Église. Les temps de visite sont des temps de grâce aussi bien pour eux que pour nous !