Quelle gageure que de vouloir rendre compte d’un voyage d’immersion au Brésil, un continent à lui seul, une population de 190 millions de personnes, de 22 couleurs différentes !
Imaginez des étendues de folles herbes à perte de vue où paissent des bovins, des hectares et des hectares de hautes cannes à sucre, (coupées encore à certains endroits par des hommes noirs), des milliers d’orangers à vous donner soif, de profondes forêts d’eucalyptus serrés les uns contre les autres à ne pouvoir pénétrer, des villes splendides au bord de l’océan, mais aussi des marches et des marches à gravir dans les favélas…
Me croirez vous si je vous dis que j’ai rencontré, de Sao Paulo (et sa région) à Rio et ses favélas, en passant par Récife et le Nordeste, des partenaires profondément engagés, qui se battent auprès des plus pauvres, pour certains au prix de leur vie, pour les aider à accéder au logement, pour les aider à accéder à la terre, leur apprendre le maraîchage, la culture, pour les aider à accéder à l’eau dans des régions semi aride par des moyens simples et à échelle humaine, enfin leur apprendre la démocratie. Tous m’ont dit combien ils appréciaient le soutien de leurs projets par le CCFD Terre Solidaire : 15, 17, voire plus de 20 ans de collaboration dans le respect mutuel !

Me croirez-vous si je vous dis que j’ai côtoyé par certains moments l’extrême pauvreté , j’en ai encore la chair de poule en écrivant ces quelques lignes, et une certaine honte. Si j’ai côtoyé des gens dans l’extrême pauvreté, je témoigne que j’ai rencontré des gens Dignes, Fiers, Engagés, Généreux, et à certains égards, Heureux ! Comment ne pas me souvenir de Fernanda, Iraçi, Dédé, Fiel, Maria, Lucia, Joyce, Francesco, Cécilio, Louis Souza et enfin à Campina Grande dans le plus sinistre des bidonvilles situé entre un stade de sport à l’architecture provocante et un quartier des plus modernes, Térésa avec son petit fils nu dans les bras, disant à notre groupe : « Nous avons la santé tout va bien. Quand vous retournerez dans votre pays, pensez à nous, priez pour nous, et envoyez nous du courage ».
Imaginez aussi ce temps de recueillement et de prière sur la tombe de Don Helder Camara dans sa cathédrale d’Olinda.
Si vous souhaitez que je vienne témoigner en toute simplicité dans l’une ou l’autre de vos réunions, dans des groupes d’aumônerie, de caté, de scouts et guides, d’école… n’hésitez pas, je suis à votre disposition au : 0685733469 ou 0386951936
Daniel Camus, président du CCFD89