Ces derniers dimanches, nous avons été amenés à méditer sur les rencontres du Christ ressuscité avec ses disciples. Qui étaient-ils ? Il y avait là Jacques et Jean, qui s’étaient endormis au jardin des Oliviers alors que Jésus leur avait demandé de veiller avec lui. Il y avait Simon-Pierre qui avait affirmé avec insistance qu’il ne le connaissait pas. Et il y avait tous les autres, qui s’étaient enfuis au moment de l’arrestation pour aller se cacher. Je crois que si j’avais été à leur place, j’aurais eu peur en voyant Jésus ressuscité venir à ma rencontre : peur qu’il me fasse le reproche de l’avoir trahi et m’annonce qu’il me retirait sa confiance. En fait, dans l’évangile, l’attitude de Jésus est tout le contraire : c’est une attitude pleine de miséricorde et d’amour : « La paix soit avec vous », leur dit-il à deux reprises. Cette miséricorde de Jésus remet les disciples debout et leur permet de devenir les témoins de la Résurrection.
Je pensais à ce texte dans une récente rencontre avec des membres d’une E.A.P qui me demandaient : « Finalement, quel est le rôle du prêtre dans un ensemble paroissial ? » Je leur répondis : « C’est le témoin de la miséricorde du Seigneur, c’est l’homme de la communion ». Son ministère ne comporte-t-il pas, en particulier, la responsabilité du pardon donné au nom du Seigneur. (Voir dans ce numéro la fête du pardon.) Il est celui qui, par l’annonce de la Parole de Dieu et la célébration des sacrements, permet à une communauté d’être unie et de porter le témoignage de l’Évangile. Il est celui qui vient à la rencontre des hommes pour leur témoigner la miséricorde du Seigneur et les remettre debout, afin qu’ils deviennent, eux aussi, des messagers de la Bonne Nouvelle.
Dimanche prochain sera la journée mondiale de prière pour les vocations : demandons au Seigneur de choisir des hommes dans nos communautés pour qu’ils deviennent ces témoins de la miséricorde du Seigneur et réalise la communion au sein de nos communautés.
Robert Lechien