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Voici l’Avent...veillez ! (n° 20)

Editorial du 25 novembre 2006

J’AVAIS ENVIE D’INTITULER cet éditorial : Voici Noël ! Attention : danger !
Mais cela m’a paru un peu trop provocant. Et pourtant !

LE DANGER, C’EST QUE NOUS PASSIONS à côté de la fête. Vous comprenez, depuis le début du mois d’octobre la fête est annoncée à grands renforts de publicité. Et tout est centré sur les cadeaux que l’on pourra acheter. En cette fin novembre et début décembre la pression monte. Les guirlandes apparaissent. Les pères Noël montent aux fenêtres. Les invitations aux réveillons s’annoncent avec leurs foies gras. Tout cela est sympathique et je respecte infiniment les croyances de chacun.

MAIS POUR NOUS, CHRÉTIENS, essayons de ne pas perdre le coeur de la fête. Ce temps de l’Avent nous est donné pour la préparer en vérité. Nous allons célébrer l’irruption de notre Dieu et Sauveur en notre chair. Au coeur de l’humain vient le divin qui va tout transfigurer par sa présence. Ce n’est pas le moment de rester en surface.

Je nous invite à faire un réel effort pour veiller dans la prière. Pour nous recentrer sur Celui qui vient. Tous les textes de l’Avent vont nous appeler à veiller comme des serviteurs qui attendent le retour de leur maître. La prière est le signe de notre relation personnelle et communautaire avec le Christ. Soyons imaginatifs. Les moyens ne manquent pas. Par exemple, pensons aux calendriers de l’Avent. Redonnons-leur tout leur sens. Compter les jours comme celui qui attend sa libération en pensant à ceux qu’il aime ! Notre Sauveur va venir ! Les prophètes, Isaïe en particulier, puis Jean-Baptiste, vont nous le redire avec enthousiasme.

Allons aussi au coeur des événements. Sachons voir ce qui est vraiment important dans nos rencontres ou dans les pages de nos journaux. Comment faire les fêtards lorsqu’il continue de se vivre des tragédies quotidiennes au Moyen-Orient, au pays de Jésus justement. Lorsquedes tout proches attendent une visite et cet autre un geste de réconciliation, un peu d’écoute ou de tendresse. Participons à tous les actes de solidarité qui vont nous être proposés. « Ce que tu as fait aux plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que tu l’as fait ».

QUE TOUS NOS CADEAUX se préparent avec amour. Il ne s’agit pas de quantité, mais de qualité. C’est dans une petite mangeoire de rien du tout qu’est né l’Amour. La Bonne Nouvelle est là, en personne. Marie la porte en elle et va bientôt l’offrir à l’adoration des bergers et des mages. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné Son Fils ». Emmanuel, Dieu avec nous. Ne passons pas à côté de la fête en prenant des fausses pistes enrubannées de superficialité. Je vous le dis : « Attention : danger ! »

+ Yves Patenôtre

 

 

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