
Vous reconnaissez dans cet appel l’invitation de la Vierge Marie à la petite Bernadette de Lourdes. C’est le thème de cette année jubilaire où nous célébrons le 150e anniversaire des apparitions. Je vous ai déjà dit combien je souhaiterais que nous soyons nombreux à vivre ensemble le pèlerinage de Lourdes cette année, à la fin du mois d’août.
Ce mercredi 6 février, mercredi des Cendres, nous sommes entrés en carême. Et ce dimanche 10 février, il y aura l’appel décisif de 17 futurs baptisés en l’église Saint-Eusèbe, à Auxerre.
Je trouve intéressant de rapprocher les deux évènements : la démarche de Lourdes et le carême. Dans les deux cas, nous sommes invités à « marcher tout doucement vers une fontaine », pour reprendre l’expression du Petit Prince : la source de Lourdes ou la vasque du baptême.
C’est le moment de nous décider. Ou bien nous ne changeons rien de nos habitudes et le carême se déroulera tranquillement comme si de rien n’était, ou bien nous choisissons de prendre la route de la prière, du jeûne et du partage. Je sais bien, ce carême arrive comme cela tout d’un coup, alors que nous venons à peine de sortir des fêtes de Noël et de l’Épiphanie. Mais laissons nous surprendre et partons.
La semaine dernière, nous avions une rencontre d’évêques à Nevers. Nous avons eu l’occasion de participer à un petit spectacle à l’Espace Bernadette. Si vous passez par là, je vous le conseille. C’est une très belle évocation de la vie de Bernadette à Nevers. C’est tout simple. Mais alors quelle profondeur ! C’est l’extraordinaire de la grâce dans l’ordinaire des jours.
Cela m’a donné une idée pour le carême : essayer de découvrir en chaque instant, en chaque événement, en chaque personne la beauté qui s’y trouve cachée. Cela demande du silence, de l’attention, de l’écoute, de la bienveillance et sûrement de la tendresse et de la prière.
Alors voici une petite proposition : ce serait bien que nous puissions
tous, chaque soir, rendre grâces au Seigneur pour trois merveilles découvertes dans la journée. Essayez. Vous verrez. C’est comme cela que l’on marche vers une source.
+ Yves Patenôtre