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Un souffle de liberté (n° 14)

Je ne sais pas quelles ont été vos vacances. Avez-vous seulement pu en prendre ? Les jours ne sont pas faciles pour tous. Et puis ceux et celles qui ont pu en prendre ne sont pas forcément revenus avec de bons souvenirs. À cause du temps surtout ! Et puis certains ont connul’épreuve du deuil ou de la maladie.

Personnellement, j’ai retrouvé la mer. J’avais été invité à prêcher le pardon de Guingamp, en Bretagne, dans les Côtes d’Armor. J’ai passé de longs moments de méditation devant la mer. Le vent sifflant sur les ajoncs et les bruyères, le soleil qui transforme la baie en miroir, les averses qui arrivent au loin, les vagues qui viennent se briser sur les rochers du cap, et puis les mouettes, les goélands, les cormorans, les fous de Bassan ou les sternes... Loué sois-tu mon Dieu en toute création !

Et puis tous ces gens qui passent. Tous ces visages qui racontent une histoire. Les langues se mêlent les unes aux autres. Les tenues de vacances font sortir des convenances habituelles. Une atmosphère de liberté plane dans l’air. On quitte le carcan du quotidien pour devenir un peu plus soi-même. C’est la possibilité d’une expérience intérieure. Qui la saisira ?

C’est le temps de la prière. Le temps de retrouver en soi le lieu source, celui de Sa présence. « Il y a Quelqu’un au milieu de vous que vous ne connaissez pas »... Ce monde est habité, transfiguré en Lui. Rien n’est profane. Tout est consacré. Il nous est donné de retrouver la véritable mesure des êtres et des choses : tout homme, toute femme, tout jeune, tout enfant, est une histoire sacrée. « C’est curieux comme nos idées changent lorsque l’on prie »...

Je souhaite que cette année pastorale qui reprend nous donne de garder vivant en nous le souvenir de ces moments-là. Que nous gardions le sens de la gratuité et de l’accueil. De l’ouverture à l’inattendu. De la prière bien sûr. Que nous ne soyons pas touristes mais pèlerins. Nous avons vécu cela à Lourdes en cette année de la réconciliation. Dans la grâce, travailler à notre unité intérieure. Elle exige des choix.

Des moyens nous sont proposés dans le diocèse tout au long de l’année. Ce numéro d’EdY nous les rappelle. Ce serait dommage de ne pas saisir la grâce quand elle passe...

À la joie de nos rencontres sur les chemins de l’Évangile.

+ Yves Patenôtre

 

 

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