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Témoins d’une Bonne Nouvelle (éditorial d’EdY n° 14)

Être chrétien, c’est être témoin du Christ ressuscité. Jésus, nous ne l’avons pas vu. Mais nous croyons qu’il est là, au milieu de nous, jusqu’à la fin du monde. Nous vivons en sa présence. Cette foi ne repose pas sur des textes. Elle se fonde sur le témoignage des premiers témoins. Nous ne sommes pas une religion du livre. Nous croyons ceux qui ont vu le Ressuscité.

Je me souviens d’un pèlerinage à Notre-Dame de La Salette. Au fur et à mesure que nous montions les lacets de la route, le brouillard s’épaississait. Arrivés au but, nous distinguions à peine les bâtiments du sanctuaire. Pendant deux jours, nous n’avons pas vu la montagne ! Mais, sur les témoignages des religieux qui nous accueillaient, nous avons bien cru que des sommets nous surplombaient. Le troisième jour (!), ils se dessinaient sur un ciel d’azur.

Nous croyons sur parole ceux qui ont vu le Christ ressuscité. D’ailleurs, dès le commencement de la constitution des premières communautés chrétiennes, certains disciples ont mis par écrit leur témoignage. Ce sont en particulier les quatre évangélistes. De façon originale, ils nous permettent d’entrer dans la connaissance de la Bonne Nouvelle. « Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c’est lui qui a conduit à le connaître » (Jn 1,18).

Cette année, dans la cohérence de l’année liturgique, nous allons ouvrir l’évangile de saint Marc. Dès la première ligne, il annonce la couleur si je puis dire : « Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus, Christ, le Fils de Dieu ». C’est une belle grâce et ce sera un bonheur de participer à cette proposition diocésaine pour nous plonger dans la lecture suivie de l’évangile. Pour cela, nous avons rendez-vous le 26 novembre à Auxerre. Je souhaite que ce soit une belle et grande fête à laquelle nous serons nombreux à participer. C’est important - et même vital – pour les paroisses de vivre la dimension diocésaine.

Tout au long de l’année, de petites équipes vont se constituer un peu partout pour se mettre à la recherche du visage de Celui qui exprime par toute sa vie - jusqu’à sa mort et sa résurrection – l’amour d’un Dieu qui nous aime. « Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube, mon âme a soif de toi. » (Ps 62)

J’adresse toute ma reconnaissance à tous ceux et celles qui, d’une façon ou d’une autre, ont préparé les fiches ou organisé la rencontre du 26 novembre. C’est bien la mission de l’Église de proposer l’Évangile comme Bonne Nouvelle en ce monde où nous vivons ! Dieu sait qu’il en a bien besoin.

Mgr Yves Patenôtre

 

 

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