Frère Vincent, de la communauté des frères missionnaires des campagnes de Chichery, est un jeune religieux qui a prononcé ses voeux en 2005 : il s’est engagé définitivement à suivre le Christ par les voeux de pauvreté, chasteté et obéissance au sein de sa communauté
Pourquoi je suis entré chez les frères des campagnes ? C’est le fruit de tout un cheminement. Je me sentais vraiment appelé à consacrer ma vie à Dieu, mais pas dans la vie monastique.
Comme je ne connaissais que la figure du prêtre diocésain, je suis entré au séminaire, où j’ai vécu trois années de formation. C’est au cours d’un stage pastoral que j’ai rencontré les Frères missionnaires des campagnes, et là ce fut comme une révélation : leur vie correspondait aux attentes profondes qui se précisaient de plus en plus en moi.
• Je me sentais de plus en plus enraciné dans le monde rural qui est celui de mon enfance : mes parents étaient agriculteurs et tenaient un camping et une auberge où ils proposaient des produits du terroir - d’où, pour moi, l’importance de la dimension d’accueil, qui fait partie de mes racines.
• Le travail manuel fait vraiment partie de ma vocation.
• Je ne me voyais pas vivre seul dans un presbytère. Les frères des campagnes vivent en petites communautés où tous s’appellent frères, qu’ils soient prêtres ou non, exerçant ou non une activité professionnelle à l’extérieur. Ils sont ensemble responsables d’une mission pastorale.
Actuellement, je vis tout cela en travaillant comme ouvrier agricole dans les vignes et en participant à la vie du Puits d’Hiver, lieu d’Église en rural confié à la fraternité, ainsi qu’au sein de l’association pour le commerce équitable. Mon activité professionnelle m’a amené à “élargir l’espace de ma tente”, par la rencontre de jeunes du monde du voyage. Expérience très riche de l’accueil de la différence...
Pour ma profession solennelle, j’ai choisi le texte des disciples d’Emmaüs, qui me semble rejoindre à la fois mon expérience de la rencontre de Dieu et de la rencontre de l’autre.