1. Ai-je travaillé à partir du livret ? en groupe ? Précisez le groupe (paroisse, aumônerie, autre...) Cadre et nombre des rencontres. Fiches travaillées.
• La très grande majorité des personnes présentes a participé à des groupes de réflexion sur le livret.
• Environ la moitié a démarré à l’occasion des retraites de carême, et, parmi elles, la plupart ont ensuite continué sur les autres thèmes.
• Certains ont travaillé l’une ou l’autre rencontre dans le cadre de groupes déjà existants (conseils paroissiaux, groupe MCC, parents de catéchisme, animateurs d’aumônerie, groupe de prière...) ; de nombreux groupes se sont créés à partir du livret, par affinité ou au contraire avec des personnes qui ne se seraient pas forcément rencontrées autrement.
• Des initiatives particulières : sous forme de 5x5, lors de rencontres personnelles avec des personnes malades ou handicapées, par l’invention d’outils d’animation avec des jeunes (mise en scène de procès, expression théâtrale ou artistique à partir des textes d’Évangile)... Une personne dit que pour elle le livret n’a servi que de filigrane car trop éloigné des décisions à prendre au quotidien.
2. Qu’ont permis les rencontres autour du livret ? Découvertes, résistances, questions, idées nouvelles...
• On s’est dit à tort : cette démarche est réservée aux intellectuels.
• Pour les chrétiens, la justice n’est pas une option.
• Il existe des disparités de culture biblique ou théologique parmi nous. Certains ont une lecture littérale : ils éprouvent des difficultés à aborder la Parole sous un angle symbolique.
• Le livret n’est-il pas trop tourné vers les chrétiens initiés ? Il est difficile d’intégrer des personnes non chrétiennes.
• Tous ont essayé d’établir un lien étroit et concret entre la Parole et la vie quotidienne ou l’actualité. La conception de la justice a été bousculée chez certains : Il est difficile d’être juste, parfois. Les textes choisis nous invitent à remettre en cause - voire en dépassant - notre point de vue sur la justice, souvent étriqué.
• De nombreuses découvertes : Je ne connaissais pas la doctrine sociale de l’Église, ou encore le souci social de l’Église nous est apparu à l’aune d’événements historiques tels les congés payés de 1936. Certains ont également découvert l’encyclique Gaudium et spes. La justice est un thème ardu et un concept très relatif : ce qui est juste pour l’un ne l’est pas pour l’autre.
• La démarche de réflexion autour d’un livret diocésain est vécue de façon positive : Tout le diocèse chemine de manière convergente, et chacun le fait à son rythme. Nous souhaitons aller jusqu’au bout de la réflexion. Il faudrait reconduire ce mode de fonctionnement.
• La logique de la rétribution a été très discutée dans le groupe.
• Cela nous a beaucoup aidés à relier Ancien et Nouveau Testament.
• Certains textes étaient trop difficiles
3. En quel sens Dieu est-il apparu “source de toute justice” ?
• Dieu est juste parce qu’il est miséricordieux. L’homme devient juste lorsqu’il se montre miséricordieux.
• La justice de Dieu et l’amour sont reliés. Dieu est source de pardon. Comment parvenir nous-mêmes à pardonner ? Quand on connaît sa fragilité et que l’on reconnaît ses faiblesses, on peut reconnaître l’autre comme soi-même.
• Toute démarche de vraie justice nous conduit à Dieu.
• La justice de Dieu est celle qui nous fait devenir hommes.
• Dieu nous conduit au cœur de l’homme. Il n’y a pas de justice sans amour ni sans vérité.
• Tout cela rejoint en profondeur l’encyclique de Benoît XVI “Dieu est amour”.
4. Les interventions de ce soir : quelles découvertes ? Quelles questions ? Quelles réactions ?
• De manière générale, les participants ont été impressionnés par la qualité des intervenants.
• Ces interventions nous montrent à quel point on ne peut pas dissocier la vie chrétienne de la vie quotidienne.
• C’était important de souligner le rôle fondamental de la prière, et le fait qu’on n’est pas chrétien tout seul, que l’on a besoin d’être soutenu par un groupe, une équipe de réflexion...
• Nous ne passerons plus devant les prisons, ni devant les SDF, de la même façon.
• Il y a des gens bien partout, on ne peut pas dire de telle ou telle catégorie : “ils sont tous pourris”.
• Il faut prendre du temps, savoir écouter, prier, ne pas décider tout seul...
5. Avez-vous des suggestions pour la suite du travail ?
• Demande quasi-unanime : laissez-nous du temps pour continuer le livret (jusqu’au prochain carême ?)
• Comment ne pas perdre le bénéfice de toute cette réflexion ?