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Soirée diocésaine du 18 mai 2006

Résumés des carrefours

Après avoir écouté quatre intervenants témoignant de leur manière de vivre la justice dans leur vie sociale ou professionnelle, les cent cinquante participants de la soirée diocésaine du 18 mai se sont retrouvés en dix-sept carrefours pour partager ou réfléchir sur quatre questions.
Quatorze des dix-sept groupes nous ont transmis leur compte rendu.

 

1. Ai-je travaillé à partir du livret ? en groupe ? Précisez le groupe (paroisse, aumônerie, autre...) Cadre et nombre des rencontres. Fiches travaillées.

• La très grande majorité des personnes présentes a participé à des groupes de réflexion sur le livret.

• Environ la moitié a démarré à l’occasion des retraites de carême, et, parmi elles, la plupart ont ensuite continué sur les autres thèmes.

• Certains ont travaillé l’une ou l’autre rencontre dans le cadre de groupes déjà existants (conseils paroissiaux, groupe MCC, parents de catéchisme, animateurs d’aumônerie, groupe de prière...) ; de nombreux groupes se sont créés à partir du livret, par affinité ou au contraire avec des personnes qui ne se seraient pas forcément rencontrées autrement.

• Des initiatives particulières : sous forme de 5x5, lors de rencontres personnelles avec des personnes malades ou handicapées, par l’invention d’outils d’animation avec des jeunes (mise en scène de procès, expression théâtrale ou artistique à partir des textes d’Évangile)... Une personne dit que pour elle le livret n’a servi que de filigrane car trop éloigné des décisions à prendre au quotidien.

2. Qu’ont permis les rencontres autour du livret ? Découvertes, résistances, questions, idées nouvelles...

• On s’est dit à tort : cette démarche est réservée aux intellectuels.

• Pour les chrétiens, la justice n’est pas une option.

• Il existe des disparités de culture biblique ou théologique parmi nous. Certains ont une lecture littérale : ils éprouvent des difficultés à aborder la Parole sous un angle symbolique.

• Le livret n’est-il pas trop tourné vers les chrétiens initiés ? Il est difficile d’intégrer des personnes non chrétiennes.

• Tous ont essayé d’établir un lien étroit et concret entre la Parole et la vie quotidienne ou l’actualité. La conception de la justice a été bousculée chez certains : Il est difficile d’être juste, parfois. Les textes choisis nous invitent à remettre en cause - voire en dépassant - notre point de vue sur la justice, souvent étriqué.

• De nombreuses découvertes : Je ne connaissais pas la doctrine sociale de l’Église, ou encore le souci social de l’Église nous est apparu à l’aune d’événements historiques tels les congés payés de 1936. Certains ont également découvert l’encyclique Gaudium et spes. La justice est un thème ardu et un concept très relatif : ce qui est juste pour l’un ne l’est pas pour l’autre.

• La démarche de réflexion autour d’un livret diocésain est vécue de façon positive : Tout le diocèse chemine de manière convergente, et chacun le fait à son rythme. Nous souhaitons aller jusqu’au bout de la réflexion. Il faudrait reconduire ce mode de fonctionnement.

• La logique de la rétribution a été très discutée dans le groupe.

• Cela nous a beaucoup aidés à relier Ancien et Nouveau Testament.

• Certains textes étaient trop difficiles

3. En quel sens Dieu est-il apparu “source de toute justice” ?

• Dieu est juste parce qu’il est miséricordieux. L’homme devient juste lorsqu’il se montre miséricordieux.

• La justice de Dieu et l’amour sont reliés. Dieu est source de pardon. Comment parvenir nous-mêmes à pardonner ? Quand on connaît sa fragilité et que l’on reconnaît ses faiblesses, on peut reconnaître l’autre comme soi-même.

• Toute démarche de vraie justice nous conduit à Dieu.

• La justice de Dieu est celle qui nous fait devenir hommes.

• Dieu nous conduit au cœur de l’homme. Il n’y a pas de justice sans amour ni sans vérité.

• Tout cela rejoint en profondeur l’encyclique de Benoît XVI “Dieu est amour”.

4. Les interventions de ce soir : quelles découvertes ? Quelles questions ? Quelles réactions ?

• De manière générale, les participants ont été impressionnés par la qualité des intervenants.

• Ces interventions nous montrent à quel point on ne peut pas dissocier la vie chrétienne de la vie quotidienne.

• C’était important de souligner le rôle fondamental de la prière, et le fait qu’on n’est pas chrétien tout seul, que l’on a besoin d’être soutenu par un groupe, une équipe de réflexion...

• Nous ne passerons plus devant les prisons, ni devant les SDF, de la même façon.

• Il y a des gens bien partout, on ne peut pas dire de telle ou telle catégorie : “ils sont tous pourris”.

• Il faut prendre du temps, savoir écouter, prier, ne pas décider tout seul...

5. Avez-vous des suggestions pour la suite du travail ?

• Demande quasi-unanime : laissez-nous du temps pour continuer le livret (jusqu’au prochain carême ?)

• Comment ne pas perdre le bénéfice de toute cette réflexion ?

 

 

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