Et voici que nous allons entrer en Avent. Comme les années passent vite ! Il faut que ce soit vraiment un temps de renouveau pour chacun et chacune d’entre nous. Nous ne pouvons pas arriver à la crèche de Noël les mains vides.
Pour quoi faire la fête ?
Bien sûr, il y a la préparation des cadeaux. Cela peut donner quelques soucis dans notre désir de faire plaisir et de manifester tendresse et affection. Mais ce n’est pas l’essentiel même si toutes les publicités vont nous solliciter avec force tapage. Si seulement les cadeaux offerts pouvaient être signes du grand Cadeau qui est fait par Dieu à notre humanité : "Il a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils." C’est toujours une grande tristesse pour moi de voir tant de gens qui font la fête sans ne plus savoir pour quoi ni pour Qui !
Avec la Parole de Dieu
Cet Avent, dans la suite du Synode, nous allons nous recentrer sur la Parole de Dieu. La liturgie de chaque jour va nous offrir de très beaux textes. Ils vont nous inviter à la veille et à la prière. Nous ne pouvons pas ne pas accueillir cet appel du Seigneur. Nous allons soigner chaque jour ce moment de lecture et de méditation de la Parole de Dieu. Nous pouvons le faire seul ou à plusieurs. En famille ou en groupe. Cela me semble essentiel de nous enraciner dans la Parole de Dieu. C’est la rencontre avec le Verbe fait chair dont nous préparons la venue.
Comment préparer Noël ?
La deuxième orientation nous a été donnée dans l’évangile de la fête du Christ, Roi de l’univers. Si tu veux préparer Noël, rencontre Celui qui a faim, qui a soif, qui est malade, étranger, prisonnier, pauvre et nu. Il y a bien des manières de le faire. Le Secours catholique nous a indiqué des pistes cet automne.
Il nous faut trouver un engagement concret qui nous mette en prise directe avec un visage ou des visages. Sans intermédiaire. Il nous faut toucher de nos mains les réalités de toute pauvreté. Ce peut être tout proche de nous. Tant de personnes seules sans visites, sans lettres. Il y en a tellement qui attendent un « je t’aime » qui ne vient jamais !
Nous ne pouvons pas préparer Noël, la fête de l’Incarnation, sans que nos paroles prennent chair. Nous risquons tellement d’avoir une religion intimiste, où l’on est bien ensemble, insignifiante pour beaucoup de nos contemporains. Trouvons un style, une allure, qui fasse deviner la Présence qui nous habite. Marie portait Jésus. L’Esprit en elle a fait tressaillir Jean-Baptiste dans le ventre d’Élisabeth. Quelle tristesse si nous n’étions pas habités d’une passion d’amour, en actes et en vérité, qui fasse tressaillir ceux et celles qui découvriraient en nous une lumière d’espérance !
+ Yves Patenôtre
