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Archives 2009

Oser appeler (n°8)

Hier soir, je participais à une rencontre qui regroupait des adultes baptisés lors de la dernière vigile pascale et des catéchumènes. Plusieurs chrétiens engagés étaient invités à donner leur témoignage sur leur vie de foi aujourd’hui et ce qui les avait aidés à grandir dans la foi. La plupart ont expliqué qu’ils avaient répondu à un appel qui leur avait été fait par quelqu’un de la communauté chrétienne : pour l’une, c’est au moment où elle est venue inscrire son enfant au catéchisme que la personne chargée des inscriptions lui a demandé si elle acceptait de prendre un groupe ; pour un autre, c’est la paroisse qui a manifesté le besoin d’un animateur pour les groupes de jeunes et qui s’est tourneé vers leur couple ; pour une autre encore, ce sont des chrétiens qui lui ont demandé si elle accepterait de rentrer dans l’équipe de l’aumônerie de la prison… Et tous ont souligné que cet appel qui leur a été transmis par des chrétiens de la communauté les a poussés à s’engager et que cet engagement les a aidés à grandir dans la foi.

Bien sûr, c’est Dieu qui guide nos vies, et l’on peut dire à coup sûr que cet appel à devenir catéchiste, responsable de groupes de jeunes chrétiens ou membre d’une aumônerie de prison est un appel de Dieu et que Dieu nous donne la force d’y répondre. Mais, nous comprenons aussi que l’appel de Dieu doit passer par des médiations humaines, c’est-à-dire qu’il faut qu’il y ait des hommes et des femmes qui s’adressent à un chrétien pour lui dire : "la communauté chrétienne a besoin de toi pour tel service. Nous pensons que tu as les capacités pour le faire. Acceptes-tu ?"

Je suis persuadé que dès aujourd’hui, au sein des EAP, des équipes de catéchistes, des paroisses, vous avez le souci de l’année prochaine en priant pour que le travail que vous accomplissez porte du fruit et fasse grandir la communauté ; mais vous prenez soin, aussi, de repérer les personnes qui pourraient devenir catéchistes, ou animateurs d’aumônerie, ou membres des équipes funérailles etc. et vous vous répartissez la tâche : "Qui va aller demander à un tel ou une telle ?" Cela me paraît une très bonne pratique, et un signe de vitalité de la communauté.

Cependant, il est un service dans l’Église où, me semble-t-il, les chrétiens n’appellent pas : c’est le ministère de prêtre. Le dimanche 3 mai est la journée mondiale de prière pour les vocations : certes, dans toutes les paroisses il y aura une prière pour les vocations (cf. message du pape). Mais ensuite, j’ai l’impression qu’on fait confiance à l’Esprit Saint pour l’appel, comme si des anges allaient venir rencontrer tel homme pour lui dire que Dieu l’appelle à être prêtre ? Que nous soyons parents, animateurs d’aumônerie ou de groupes de jeunes, participants d’un mouvement ou paroissiens, il faut se demander, dans la prière, si Dieu n’a pas besoin de moi pour cet appel.

 

 

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