Née à Saint-Malo en 1798, Amélie Fristel choisit de ne pas se marier, reste auprès de sa mère, se consacre à sa famille et aux pauvres. Elle y montre un grand dévouement et, à 50 ans, grâce à un legs inespéré, une maison, un grand jardin, elle peut réaliser l’œuvre de bienfaisance qu’elle souhaitait : recueillir des vieillards pauvres. Elle groupe autour d’elles de généreuses collaboratrices, et fonde avec elles une de ces nombreuses congrégations religieuses qui prennent naissance à la même époque en terre bretonne (J. Venard, La Passion de la Charité). Puis, à la demande de l’évêque de Rennes, elle accepta l’enseignement dans les petites écoles de campagne.
Amélie Fristel, tertiaire du Cœur de la Mère admirable, société fondée par saint Jean Eudes a transmis à sa congrégation la spiritualité eudiste ou, plus largement, celle de l’Ecole française (Bérulle 1575-1629). Elle comprend que vivre chrétiennement c’est continuer la vie de Jésus lui-même... Elle comprend que seul Jésus peut nous rendre capables d’aimer, et qu’il nous fait don de son propre cœur. Elle s’efforce d’accueillir ce don et c’est ainsi qu’elle entre de plus en plus dans l’esprit des béatitudes : humilité, douceur, pauvreté, miséricorde. Elle reconnaît en Marie le modèle qui lui montre le chemin à suivre, et la mère au Cœur aimant en qui elle peut avoir toute confiance. (Mgr C. Guillon).
Actuellement, la Congrégation compte 250 membres en France, au Canada, aux Pays-Bas, en Côte d’Ivoire et au Bénin.
Dans l’Yonne, nous sommes une communauté à Toucy.
L’accompagnement des familles en deuil, la visite des personnes âgées en établissement ou à domicile, la préparation de la liturgie, la catéchèse, la présence au Conseil paroissial sont des activités communes aux deux communautés.
|A Toucy, une sœur accompagne le groupe MCR, une autre fait partie de l’équipe de préparation au baptême des petits enfants, et une autre est engagée dans le Service évangélique des malades