Activités de rentrée.
En ce début de trimestre, ce numéro d’EDY se fait l’écho de certaines activités et expériences de rentrée : rentrée du doyenné de l’Avallonnais, de l’ensemble Charny-Champignelles, mise en route de la JOC, récollection du monde de la santé, arrivée des nouveaux religieux et religieuses…
C’est le moment où, un peu partout, beaucoup de paroisses et mouvements se remettent en route. C’est aussi le moment où certaines communautés vont essayer de faire quelque chose de nouveau pour une meilleure annonce de l’Évangile ou relancer une activité qui s’est un peu mise en sommeil : catéchèse pour tous les âges avant la messe dominicale, prière en semaine dans l’église du village, temps fort pour les jeunes, rencontre de foyers après le mariage ou le baptême d’un enfant, relancer un groupe autour du livret de formation, prévoir une “communauté de croyants” (un “5 x 5”) etc.
Des occasions de nous renouveler.
Je suis sûr que, si tout cela nous demande du travail, c’est aussi un très grand stimulant pour notre foi et notre vie de prière : combien de fois avons-nous découvert une richesse nouvelle dans tel passage d’évangile, que nous connaissions pourtant, et qui a repris pour nous une saveur inconnue jusqu’alors, parce que nous avons été amenés à le travailler pour le présenter et que nous avons pu le lire et le partager avec d’autres ?
Les paraboles de la patience.
Mais cela peut aussi, certaines fois, provoquer un découragement : nous avons essayé de lancer quelque chose pour faire grandir notre communauté, nous avons passé du temps pour préparer et cela n’a pas marché.
Dans un tel cas, il nous faut méditer sur la patience de Dieu à notre égard et l’égard des hommes.
Beaucoup de paraboles de l’Évangile nous rapportent cette patience de Dieu : c’est le figuier qui ne porte pas de fruit depuis trois ans et que le vigneron va encore soigner une année supplémentaire en espérant qu’il produira enfin (Luc 13,6-9).
C’est le roi qui a préparé un grand banquet de noces et qui lance ses invitations : à la première invitation, personne ne répond ; alors il lance une deuxième invitation auprès des mêmes personnes, sans résultat. Il ne se décourage pas, maintient son repas de noces et va inviter d’autres personnes. Il aura fallu trois tentatives pour que des gens viennent au banquet du roi ! (Mt 22,1-11)
Une relecture à la lumière de l’Esprit.
Ainsi, Jésus veut nous montrer que les hommes ne répondent pas toujours à la première invitation mais qu’il nous faut persévérer.
Il peut être éclairant de relire les échecs et les découragements que nous pouvons trouver dans l’Évangile. Ainsi, les disciples qui rentrent d’une nuit de pêche sans rien avoir pris et qui, néanmoins, font confiance au Seigneur qui leur demande de jeter de nouveau le filet : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais sur ta parole, je vais jeter les filets » (Luc 5,5). Et cette fois-ci, la barque fut remplie de poissons. Après un échec, il nous faut relire cet événement sous le regard du Seigneur et écouter ce que l’Esprit veut nous dire : je crois que la rencontre de l’équipe d’animation paroissiale peut être ce lieu où nous nous mettons à l’écoute de l’Esprit et où ensemble nous essayons de discerner les conseils de l’Esprit.
Robert Lechien