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Fête-Dieu, fête d’homme (n° 11)

Avec la fête de la Trinité, nous avons été plongés dans le mystère de l’amour. Nous sommes allés au coeur de nous-mêmes et au coeur de Dieu. À Dijon, nous avons pu célébrer le centenaire de la mort de la bienheureuse Élisabeth de la Trinité. La « Route chantante » du père Raoul Mutin nous a offert une magnifique évocation de cette jeune carmélite qui nous a laissé de si belles prières et un si beau mes- sage : « Marquez tout avec le sceau de l’amour » ! J’ai bien pensé à nos carmélites de Sens qui essaient de vivre ce témoignage au jour le jour.

VOICI LA FÊTE DU CORPS DU CHRIST.
Nous pensons tout de suite au Corps eucharistique et à l’Eucharistie, sacrement de l’amour . Et nous avons raison. L’Eucharistie est tellement source et sommet dans notre vie chrétienne. Ce Corps du Christ que nous adorons et que nous recevons.

LE CORPS DU CHRIST, C’EST AUSSI L’ÉGLISE. Nous formons un même corps nous qui avons part au même pain. Et Jésus-Christ est la tête de ce Corps, l’Église du Seigneur. Nous connaissons bien ce chant si souvent repris dans les processions eucharistiques à Lourdes. À ce propos, j’espère bien que nous serons nombreux à participer au prochain pèlerinage diocésain du mois d’août. Temps fort de notre Église diocésaine où nous avons conscience de former un même corps.

LE CORPS DU CHRIST, C’EST L’ÉGLISE UNIVERSELLE. Nous participons à ses joies et à ses peines. Ainsi, l’assassinat du prêtre et des trois diacres à Mossoul nous touche tous. Quand un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui. Nos prières universelles doivent être habitées de toutes ces présences.

LE CORPS DU CHRIST, C’EST TOUT ÊTRE HUMAIN créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, frère ou sœur du Christ en son humanité : J’avais faim, j’avais soif, j’étais nu, malade, étranger, en prison..., c’était moi !
Nous avons vécu des évènements tragiques dans l’Yonne. Des per- sonnes sont mortes chez elles sans que l’on s’en rende compte. Il ne s’agit pas de culpabiliser qui que ce soit. Mais enfin, dans quel monde sommes-nous ? « Je peux mourir, vous savez, disait une personne âgée, personne ne s’en apercevra. Je ne manquerai à personne. » Quelle misère !

LA FÊTE-DIEU DOIT ÊTRE FÊTE D’HOMME. Notre relation au Ressuscité doit nous provoquer à lutter contre tout individualisme. Autrement, c’est le monde infernal du tout à l’Ego ! Les prochaines élections nous invitent à réhabiliter le politique comme service de chaque être humain, du plus défavorisé surtout, et du bien commun. Toucher le Corps du Christ, y communier, en actes et en vérité.

+ Yves Patenôtre

 

 

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