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Archives 2008

Des yeux et un cœur en éveil (N° 18)

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Samedi 25 octobre, nous avons vécu une belle matinée avec tous ceux et celles qui œuvrent d’une façon ou d’une autre au Secours catholique.

Le thème était le « bénévolat ». Cela concerne tous ceux et celles qui sont de « bonne volonté » pour essayer de répandre un peu d’écoute et de tendresse autour d’eux. Je sais bien qu’il y a beaucoup d’autres associations, non-confessionnelles, qui travaillent à l’accueil des plus défavorisés par la vie. Mais je dois avouer que j’ai été impressionné par la qualité des témoignages que j’ai entendus dans mon petit carrefour le matin.

Il y a beaucoup de misères dans notre département. Elles sont toutes proches de nous. Toutes ces personnes, jeunes ou moins jeunes, qui vivent dans la solitude. Des jeunes femmes qui se retrouvent abandonnées avec des petits enfants. Des personnes âgées qui n’ont plus de visites. Que sais-je encore  ? Chacun de nous, s’il regarde bien, en connaît. Sans penser à toutes les familles d’accueil, dans l’Avallonnais en particulier.

Il y a aussi beaucoup de bénévolat dans notre diocèse. Des gens qui prennent le temps d’aller voir. Nous avons été marqué par le témoignage de sœur Emmanuelle. Il y a beaucoup de personnes dans le diocèse qui suivent ce chemin d’Évangile. Là, il ne s’agit pas de donner de l’argent. Il s’agit de donner de soi. Et tout le monde peut le faire. Il suffit de sortir de sa coquille, de quitter sa télévision ou son ordinateur pour aller vers les autres. C’est le Christ qui nous y attend. Même si l’on peut partir avec des pieds de plomb, l’on revient avec des ailes  !

C’est une grande tradition de notre Église d’avoir su, tout au long de l’histoire, créer des institutions qui ont servi la dignité des plus petits. Nous pensons aux hôpitaux et aux écoles. D’autres organismes publics ont pu prendre le relais. Mais la misère se cache partout. Et là, il s’agit d’avoir des yeux et un cœur en éveil. J’ai été vraiment heureux, cette matinée de samedi, de rencontrer de véritables témoins de cette veille. Eux non plus, on ne les remarque pas facilement. Ce sont la joyeuse efficacité et la discrétion des humbles…

+ Yves Patenôtre

 

 

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