Joie de se rencontrer
Nous avons vécu une belle rencontre de prêtres le 29 juin. Ce fut d’abord
l’Eucharistie dans la belle église de Lavau toute rénovée, puis le repas
fraternel à Saint-Fargeau. Merci aux frères et membres de la communauté paroissiale qui avaient tenu à préparer la liturgie et le repas.
J’ai apprécié le nombre important de prêtres qui avaient répondu à l’in- vitation. Des jeunes et des anciens. Ceux qui n’avaient pu venir s’étaient excusés. Autrement dit, cette journée désirée par les prêtres correspond àun besoin. Celui de se retrouver gratuitement ensemble.
C’est une dimension importante du presbyterium diocésain qui se vit ainsi. Rassemblés, au nom du Christ, autour de l’évêque, les prêtres signifient la communion de toute l’Église. Ne cherchant pas à travailler chacun pour lui-même, comme à « son propre compte », les prêtres évitent de créer des petites chapelles autour d’eux-mêmes.
Attentifs à la communion
On parle beaucoup ces temps-ci du fameux Motu proprio. Il vient de nous parvenir de Rome en ce début juillet. Il traite de la « forme extraordinaire de l’unique rite romain ». Il correspond au désir du pape Benoît XVI de servir la communion en respectant la sensibilité de quelques-uns et non pas de fournir un ferment de division.
Grâce à Dieu et à la sagesse de mes prédécesseurs, les personnes qui désirent prier en utilisant le Missel antérieur au Concile Vatican II selon l’édition typique de 1962 peuvent déjà le faire dans notre diocèse. Nous continuerons de nous respecter dans nos différences.
Mais surtout, si nous avons à être attentifs à la communion, nous savons que c’est en vue de la mission qui nous a été confiée. La prière de notre Seigneur est claire : Qu’ils soient un, afin que le monde croie. L’Église est par essence missionnaire.
Une belle vitalité
Je me réjouis de la vitalité de notre Église diocésaine telle qu’elle s’ex- prime dans ce numéro. Toutes ces célébrations de fin d’année signifient bien notre désir de nous rassembler non pas pour nous enfermer sur nous-mêmes mais pour témoigner de la Bonne Nouvelle à tous ceux et celles qui ne la connaissent pas. Ils sont multitude.
Je souhaite que le temps de ces vacances nous donne d’aller au coeur de notre foi en prenant le temps de la réflexion, de la méditation et de la prière. Puissions-nous renouveler notre relation personnelle avec le Christ pour mieux vivre la qualité de notre rencontre avec les autres. Essayons de comprendre le pays de l’autre pour lui proposer les mots de notre foi.
+ Yves Patenôtre