DANS UN MOIS, NOUS ALLONS ENTRER en carême. Au cœur de l’année qui
lui est consacrée, saint Paul accompagnera notre route. Vous recevez
aujourd’hui le livret qui guidera notre "retraite à domicile".
DIMANCHE DERNIER, NOUS FÊTIONS la conversion de Paul sur la route de Damas. Ce fut pour lui une rencontre décisive avec le Christ ressuscité. Il l’a écrit d’une façon inoubliable : "Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi !" (Ga 2,20) ou encore "La vie, pour moi, c’est le Christ !" (Ph 1,21)
JE SOUHAITE VRAIMENT que s’approfondisse toujours davantage notre rencontre personnelle avec le Christ ressuscité. Il marche avec nous sur toutes nos routes de joies ou de peines. Il ne faut pas trop compliquer la foi. Il nous faut toujours revenir à l’Évangile pour repartir du Christ. C’est Lui qui nous révèle le visage du Père et nous offre son souffle d’amour pour aimer comme Il nous a aimés. C’est la présence de la prière dans nos vies qui indique la vérité de cette rencontre. C’est la qualité de notre relation aux autres, et en particulier aux plus petits, qui nourrit notre prière.
FORT DE CETTE RENCONTRE AVEC LE CHRIST, Paul est parti annoncer l’Évangile aux « païens », c’est-à-dire à ceux et celles qui ne connaissaient pas Jésus. Le Seigneur lui avait révélé que l’Esprit Saint habitait aussi leur cœur. Le salut n’était pas que pour les Juifs. Et il est parti sur les routes et sur les mers pour leur annoncer la Bonne Nouvelle : "Vous aussi, vous êtes aimés, vous avez du prix aux yeux de Dieu".
L’ÉGLISE EST PAR ESSENCE MISSIONNAIRE. C’est l’un des grands messages du Concile. Au cœur d’une société qui ne connaît plus Jésus, notre mission est claire : Être habité par Lui de telle manière que nous donnions envie de Le rencontrer. Et ne perdons pas de temps avec ce qui est anecdotique dans des discussions internes.
NOUS VENONS DE VIVRE LA SEMAINE de prière pour l’unité des chrétiens. "Afin que le monde croie" disait Jésus. C’est essentiel. Ouvrir le dialogue en levant des excommunications, c’est faire œuvre de miséricorde et commencer une route qui pourra être longue : parce que croire que l’on pourrait être en communion avec un évêque qui nie la volonté d’extermination des Juifs sous le régime nazi, c’est inacceptable.
SOYONS HEUREUX D’ÊTRE CHRÉTIEN non seulement au cœur de ce monde-ci mais pour ce monde. C’est une force et une espérance active. Saint Paul est un bon guide. Il nous accompagne.
+ Yves Patenôtre