Retour à la page du pèlerinage
Album photo
Mardi 19 août : célébration d’ouverture à l’accueil Saint-Frai
Cette célébration d’ouverture présidée par notre archevêque a permis à tous de faire connaissance. Chaque groupe de pèlerin, par la bouche d’un porte-parole, s’est présenté et a confié au Seigneur une intention de prière. Après la lecture de l’appel des premiers disciples dans l’évangile de Marc, Monseigneur nous a appelés à nous mettre, nous aussi, à la suite du Christ dans un grand amour fraternel, à l’exemple de Bernadette.
Groupe des jeunes
Nous sommes 76 jeunes à participer à ce pèlerinage cette année. Parmi nous, se trouvent les « habitués » et les nouveaux.
Pour certains, Lourdes est devenu au fils du temps un rendez-vous autant amical que spirituel, tandis que d’autres viennent pour découvrir ce pèlerinage et la foi qui fortifie. Différentes étapes nous y aident : le chemin de croix, la montée à Bartrès, les piscines, la prière à la grotte et les temps de partage.
Seigneur, donne-nous la force d’aller les uns vers les autres, et ainsi de nos rapprocher de toi.
Groupe des hospitaliers
Nous sommes un groupe de volontaires venus accompagner 75 personnes malades de l’Yonne et quelques-uns d’autres diocèses qui se sont joints à nous. Parmi les hospitaliers, il y a des jeunes et des adultes.
Nous, membres de l’hospitalité, pour marcher avec sainte Bernadette, nous faisons le choix du service de nos frères âgés, malades ou handicapés. Ici, à Lourdes, nous voulons être d’humbles serviteurs, témoins d’un Amour qui nous dépasse.
Seigneur, accorde-nous la grâce de ne pas effectuer ce service pour nous-mêmes. Que nos gestes, nos regards, nos paroles et nos sourires soient suscités par le désir d’aller à la rencontre de l’autre, lieu où Tu te révèles.
Groupe des pèlerins valides
Nous sommes tous répartis en hôtel. J’accompagne ce pèlerinage depuis de nombreuses années, ceci autant pour eux que pour moi : cela ravive ma foi et ma confiance en Bernadette. J’ai toujours beaucoup reçu des personnes qui accompagnaient des malades, surtout de l’attention Aujourd’hui, j’essaie de redonner tout cela autour de moi.
Seigneur, je te demande de nous donner à tous beaucoup de courage et de nous procurer encore beaucoup d’années pour venir ici afin de partager largement le plaisir et la joie que nous recevons ici.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (Mc 1, 16-20)
Passant au bord du lac de Galilée, Jésus vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets : c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent. Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets. Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.
Mot d’accueil de Monseigneur Yves Patenôtre
Ce texte tiré de l’évangile de Marc que nous venons d’entendre relate l’appel des premiers disciples. Il y avait Simon-Pierre, André (le premier appelé), Jacques et Jean, les fils de Zébédée. Il me semble que ce soir, Jésus continue d’appeler. Nous autres, chrétiens, nous croyons en Jésus ressuscité, autrement dit nous croyons qu’il est là, vivant au milieu de nous.
« Quand deux ou trois sont rassemblés en mon nom - c’est le cas pour nous ce soir - je suis là au milieu d’eux. » Donc nous croyons que Jésus est là, au milieu de nous, autrement tout cela, ça ne serait que des mots. Le cœur de la foi des chrétiens, c’est de croire en Jésus ressuscité.
Le Ressuscité a envoyé ses apôtres : « allez annoncer la Bonne Nouvelle, allez dire au monde entier que je suis vivant et que l‘important c’est d’aimer comme je vous ai aimés. » En disant cela, j’ai dit tout l’évangile.
Ce soir, donc, Jésus est au milieu de nous. Il nous a constitués en pèlerins, dans nos diversités, comme on vient de le voir dans les différentes présentations. Je vous dis cela d’une façon toute simple : Jésus nous appelle chacun, chacune par notre prénom pour être derrière lui.
"Alors laissant dans la barque leur père, ils partirent derrière lui." Ce pèlerinage-là resserre notre amitié avec lui, Jésus. Être chrétien, c’est être ami de Jésus, c’est être avec lui. Mais pour quoi faire ? Que faisaient-ils comme métiers ? Ils étaient pécheurs. Et il leurs dit cette parole extraordinaire : maintenant, vous ne serez plus pécheurs de poissons, mais pécheurs d’hommes. Lorsqu’on pêche les poissons, ils meurent. Lorsqu’on repêche un homme, c’est pour le faire vivre. Il y a un tas de gens qui quelque fois dans leur vie ne savent plus où ils en sont, ils sont presque entrain de désespérer, ils ne savent plus où ils vont, où ils sont : il faudra les repêcher pour en faire des vivants.
Chacun, chacune, pendant ce pèlerinage, nous sommes appelés, reconnus, aimés par Jésus et il nos dit : j’ai besoin de toi, parce que dans le monde d’aujourd’hui, j’aimerais bien que les hommes, les femmes, les enfants, les jeunes, soient plus vivants. Et qu’est ce que c’est que vivre ? C’est avoir une certaine qualité de relation aux autres, c’est renouveler notre communication. On peut être en pleine forme, mais ne sachant plus communiquer.
Lors de ce pèlerinage, il faudrait que nous soyons attentifs les uns aux autres, entres nos différents groupes, entre les générations. Il faut que l’amour circule !
Il m’appelle par mon prénom, pour que je mette de la vie autour de moi : de la joie, des sourires. N’y a-t-il pas quelqu’un qui pourrait nous aider à trouver un chemin pour vivre ça de façon toute simple ? Il y en a une : c’est Bernadette, car elle a suivi Jésus, grâce à Marie qui lui est apparue. Et puis elle a mis beaucoup de tendresse dans ses relations, c’était tout simple. Voilà donc son exemple.